... J'étais allongée sur cette plage, et j'étais sur le point de découvrir le véritable sens du mot aimer. Les choses allaient et venaient depuis quelques jours, et finalement, tu as trouvé le courage de faire ce que tu rêvais de faire. Il faisait froid cette nuit-là, je me souviens que je tremblais. Je me souviens que j'étais serrée contre toi, et que je regardais les étoiles, et que j'écoutais les vagues s'écraser sur le sable. Je me souviens que tu m'as fait une longue déclaration, que je n'en revenais pas de ce que j'entendais. Je me souviens que nos lèvres se sont enfin trouvées, que j'ai pris peur, et que j'ai dit que je voulais attendre, parce que il valait mieux profiter de notre jeunesse, qu'on aurait ensuite toute notre vie ensemble.
Je nous croyais alors invincibles, naïve que j'étais. Nos lèvres se sont encore rapprochées, et dans l'obscurité des nuits qui ont suivi, à l'abri de tous, nous vivions sur notre petit nuage.
Au bout de quelques semaines, j'ai réalisé que je voulais profiter de ma jeunesse avec toi. Et tout a commencé...
Il y a 2 ans, tu me souhaitais pour la dernière fois notre anniversaire, me promettant que plus jamais tu ne me laisserais te filer entre tes doigts.
Et puis, ce jeudi est arrivé, et j'ai du te laisser partir, contrainte et forcée. Et j'ai compris que jamais on aurait notre vie ensemble parce que toi tu ne l'avais plus.
Et j'espère que tu as été heureux de vivre le petit bout de chemin qui t'a été accordé, j'espère que je t'ai permis de réaliser ton rêve, j'espère que malgré tout ce que je t'ai fait, tu continues à penser à cette nuit magique peu importe où tu sois.
Ce soir, je suis revenue sur la plage. Il n'y avait plus de digues, il y avait du vent.
Les étoiles étaient là, le bruit des vagues aussi. Dans mes oreilles, notre chanson, dans mon coeur, tes paroles, sur mes lèvres, la sensation perdue des tiennes. Dans mes yeux, des larmes. Tu n'étais pas là. Clément m'a calmée.
Je sais que les gens te voient dans moi, je sais que mon coeur qui bat te fait vivre, mais je sais aussi que des fois tout est trop dur et trop sombre, et que j'ai envie de ne plus être là. J'aurais voulu avancer dans la mer, jusqu'à ce que mes pieds ne touchent plus le sable, jusqu'à ce que ma tête s'enfonce, et que l'eau envahisse mes poumons pour en expulser l'air restant.
Et puis des étoiles filantes sont passées, et je t'ai supplié de laisser quelqu'un me rattraper. Quelqu'un qui puisse supporter mes moments de pleurs, parce que je pense à toi, quelqu'un qui puisse comprendre que je t'aimerai toujours, mais que je peux aussi l'aimer. Quelqu'un qui comprendrait que même si je dis que je veux rester seule avec ma douleur, je ne souhaite en fait qu'il me prenne dans ses bras et trouve les mots pour me consoler.
Et je suis remontée dans ma voiture, et à la radio, j'ai entendu Wherever you will go, et j'y ai vu un signe. Le signe que tu veillerais toujours sur moi.
Peut-être un jour je comprendrai pourquoi tout ça est arrivé, peut-être un jour je pourrai m'allonger à Rènecros et me sentir apaisée.
Peut-être un jour, le ciel sera enfin sans nuage...
Wednesday, July 25, 2007
6 years ago
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